Par La rédaction du Post le 08/09/2009

Voici des extraits du livre, qui montre qu'il y a bien eu "un système de triche à grande échelle", lors de l'élection de Martine Aubry à la tête du PS.              

               Martine Aubry, Ségolène Royal, Betrand Delanoë, Harlem Désir.          

Martine Aubry, Ségolène Royal, Betrand Delanoë, Harlem Désir.

REUTERS

Ce mercredi sort un livre intitulé "Hold-uPS, arnaques et trahisons" (Editions du Moment), écrits par les journalistes Karim Rissouli (Canal +) et Antonin André (Europe 1). Il revient sur les conditions de l'élection de Martine Aubry au poste de première secrétaire.

"Dans une première partie digne d'un roman d'espionnage, les auteurs détaillent un système de triche à grande échelle lors de l'élection du premier secrétaire du PS", résume Le Point.fr. De leur côté, les proches de Martine Aubry soulignent que "Ségolène Royal a été soutenue par des fédérations aux pratiques douteuses, comme celles de l'Hérault et des Bouches-du-Rhône".

(Source Canal +)

Pour résumer, cet ouvrage est "une charge sévère contre Martine Aubry, élue patronne du premier parti d'opposition avec seulement 102 voix d'avance...", écrit le site de l'hebdo.

nullLe Point.fr publie des extraits de ce livre. Morceaux choisis:

"Le 21 novembre 2008, le téléphone d'une secrétaire de section lilloise se met à sonner. A l'autre bout du fil, Guillaume Blanc, le conseiller politique de Martine Aubry à la mairie de Lille (...) la discussion est brève. Il n'y a qu'un seul message à faire passer (...) la consigne est claire: "On ne prend plus de gants, vous bourrez les urnes." La veille, Ségolène Royal a créé la surprise en récoltant plus de 42% des voix lors du premier tour. (...) Mathématiquement, le duel s'annonce extrêmement serré et la panique s'empare de la maire de Lille et de ses proches. Plus question de tergiverser. Quelle que soit la méthode, ce soir, il faut barrer la route de -Ségolène Royal."

"Claude Bartolone, Christophe Borgel, François Lamy et Jean-Christophe Cambadélis, les quatre mousquetaires de Martine Aubry, sont installés dans des bureaux de l'Assemblée nationale. Leur consigne est claire: ne pas lâcher les résultats du Nord tant que ceux de toute la France ne sont pas remontés. A mesure que les chiffres tombent, ils sont rentrés dans un logiciel qui calcule automatiquement l'écart entre Royal et Aubry et fait varier les résultats 'virtuels' du Nord afin qu'ils assurent la victoire à Martine Aubry. Claude Bartolone, plusieurs semaines après, reconnaîtra d'ailleurs avoir bloqué les résultats du Nord 'dans le but de s'assurer que, même si la Guadeloupe et la Martinique votaient à 100% pour Royal, l'avance de Martine ne permettait pas qu'on la rattrape'. En clair: les résultats du Nord sont gelés pour pouvoir être 'ajustés' jusqu'au dernier moment afin d'assurer une avance suffisante à Martine Aubry."


"Des documents permettent aujourd'hui d'affirmer que la victoire de Martine Aubry a été fabriquée de toutes pièces. Ils sont sans appel. Premier exemple : la section de "Lille-Fives". Dans ce bureau, le score de Martine Aubry a été gonflé de 30 voix. Le mandataire de Ségolène Royal, après le décompte des voix en section, a pointé 58 bulletins pour Martine Aubry, 8 pour Ségolène Royal."

"Lille ne serait pas un cas isolé dans le Nord. Certaines voix, sous couvert d'anonymat, évaluent l'ampleur de la fraude à 1 000 votes en faveur d'Aubry. Les résultats 'adaptés' du Nord finissent par tomber vers minuit. Ils sont les derniers à arriver Rue de Solferino. Minuit : les amis de Martine Aubry débouchent le champagne, le hold-up a fonctionné selon leurs plans."


"Le mercredi 18 mars 2009, à quelques jours de la convention nationale qui doit ratifier les listes socialistes aux européennes (...) Martine Aubry finit par se trahir.
'Je n'ai pas triché! Fabius, d'accord! Mais pas moi...' La première secrétaire fait allusion à son score écrasant obtenu dans la Seine-Maritime, fief de l'ancien Premier ministre."

   
   (Sources:   Le Point.fr, Canal +)