Sur: NOUVELOBS.COM | 02.10.2009 | 10:10

 

Ségolène Royal demande la mise en place d'un plan d'application de soins pour éviter la récidive, sans écarter la possibilité de la castration chimique, après l'arrestation du meurtrier présumé de Marie-Christine Hodeau.

 

La présidente de la région Poitou-Charentes, Ségolène Royal. (Sipa) 

Ségolène Royal a demandé jeudi 1er octobre au soir à Saint-Martin-Lès-Melle (Deux-Sèvres), la mise en place d'un plan d'application de soins pour éviter la récidive, sans écarter la possibilité de la castration chimique, après l'arrestation du meurtrier présumé de Marie-Christine Hodeau, déjà condamné pour agression sexuelle.
En marge du vote des militants socialistes pour l'investiture des chefs de listes aux élections régionales, elle a déclaré : "C'est effroyable ce qui se passe. Il faut un plan d'application de soins pendant et après la prison afin qu'un prédateur sexuel ne puisse jamais recommencer".

 

Pénurie de psychiatres


"Cela existe dans d'autres pays et donne des résultats. Au Québec, il n'y a pratiquement plus de récidive parce que les délinquants sexuels ont l'obligation de soins pendant la prison et ne sont relâchés qui si les soins ont fait leurs preuves. Et ils continuent d'être soignés après leur sortie", a expliqué la présidente de la région Poitou-Charentes.
Pour cette dernière: "des solutions existent" mais "il y pénurie de psychiatres en France", a-t-elle regretté.
A une question sur la castration chimique : "Cela existe dans certains pays. Tout ce qui va dans le sens d'empêcher les prédateurs sexuels de récidiver doit être proposé", a conclu Ségolène Royal qui a voté dans la salle des fêtes de Saint-Martin-Lès-Melle, à côté de Melle, devant une trentaine de militants.

(Nouvelobs.com)