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Dîner de cons à la Maison blanche : M. Bricolage invité d'honneur du couple Obama

 
Durée : 3min 48sec | Postée : Il y a 3 heures | Chaîne : Le journal de VDLRUssie par chapitre
 
Si l’on pouvait résumer le voyage de François Hollande aux Etats-Unis à un titre de film, on songerait immédiatement à une mauvaise version de « Je t’aime, moi non plus », et plus trivialement encore, au populaire « Dîner de cons ». En effet, on hésite sur le degré de complicité ou de naïveté, dont a fait preuve le président français dans le jeu de dupes qu’impose Washington à la France. La presse française largement subventionnée, et donc très zélée, n’aura eu de cesse de marteler les liens historiques entre les deux nations et de présenter cette visite officielle comme empreinte de la plus grande considération de la part des autorités américaines. Or de l’avis de nombreux observateurs, ce séjour aura surtout été l’occasion pour le « président-élu-par-défaut », de renouveler l’acte d’allégeance de la France à la puissance atlantiste, comme naguère les féaux à leur suzerain. Même Nicolas Sarkozy, pourtant élevé dans le mythe de l’«American Way of Life», mâtiné de gaullisme bon teint, en développant une politique d’alignement sur les intérêts américains, n’avait pas déployé autant de zèle pour justifier de sa vassalité.
 
Ce voyage a surtout été fait pour amuser la galerie et récompenser le petit monarque républicain, comme l’on récompensait autrefois les roitelets africains ou asiatiques. Les principaux ministres français l’ayant précédé avaient reçu depuis plusieurs jours leurs feuilles de route de leurs homologues américains. Comme une dizaine d’entre eux d’ailleurs, rappelons que François Hollande a obtenu en 1996, le titre de « Young Leader » de l’« American French Foundation ». Cette association, émanant directement des services de renseignements américains, est chargée de repérer, de former et de suivre les futurs décideurs, en vue de consolider l’influence de Washington sur les élites dirigeantes. Ce qui fait donc de M. Bricolage et de ses ministres, comme d’une partie des dirigeants d’entreprises ou des journalistes l’accompagnant, de véritables agents d’influence des intérêts atlantistes.
 
Docile et prêt à supporter toutes les avanies, François Hollande n’a d’ailleurs jamais contredit ses interlocuteurs américains et, en bon élève voulant rafler le maximum de bons points, il a même surenchéri aux piques ou aux admonestations mouchetées de Barack Obama : fausse déférence américaine, mais réelle subordination française. Le Président américain n’a eu de cesse de flatter un partenariat franco-américain, toujours plus étroit, qui constituerait selon lui « un modèle de coopération internationale ». C’est dire le niveau de collaboration auquel se prête Paris. François Hollande a en effet tenu une promesse : le changement est effectivement pour bientôt. Mais il n’a pas encore prévenu les Français, que ce changement consistait à se voir imposer le modèle américain. Et pourtant, le programme du candidat Hollande ressemblait en tout point, à celui du président Obama.
 
Il n’est un secret pour personne que ce sont principalement les opérations militaires en cours, comme celles à venir, ainsi que l’imposition du traité transatlantique, faussement intitulé de « libre échange », qui ont été réellement au cœur des discussions. Oubliés l’espionnage de masse des populations, oublié le pillage industriel, oubliée la soumission des entreprises et des banques françaises aux diktats des firmes américaines. Avec des amis comme ceux-là, on a définitivement plus besoin d’ennemis.
 
Le principal défaut de l’Amérique est de confondre alliance et soumission, et partenariat avec l’aliénation. Car, il faut en être conscient, les Etats-Unis ne sont pas une nation mais un empire marchand qui ne fait jamais aucun cadeau. Avoir un allié trop puissant est parfois aussi redoutable qu’un ennemi déclaré. L’alliance d’un peuple faible avec un peuple fort, ne constitue généralement pour le peuple faible qu’une forme atténuée de la servitude. La pseudo amitié franco-américaine en est aujourd’hui encore, un exemple concret. Le Général de Gaule et même François Mitterrand, qui avaient pris conscience que les Etats-Unis n’avaient pas d’amis et encore moins de partenaires, doivent se retourner dans leurs tombes en voyant ce qu’est devenue la France.