Sur AGENCE INFOLIBRE

 

 

L’Agence Info Libre cité dans deux articles de presse de masse

L’Agence Info Libre tient à remercier ses web auditeurs, en effet, vous êtes de plus en plus nombreux à nous suivre: la chaine Youtube compte maintenant plus de quarante mille abonnés, nos vidéos ont été vues plus de dix millions de fois, le site internet monte en puissance avec ses deux cent cinquante mille visiteurs mensuels et la page Facebook vient de dépasser les vingt-mille « like ».

Est-ce pour cette raison que nous avons vu apparaitre, coup sur coup, deux articles à notre sujet dans la presse de masse ? Le premier sur le site internet d’ « Arrêt sur Image », le second dans le magazine l’Express et croyez-nous, ce n’est pas pour nous féliciter. Non, selon ces médias, l’Agence Info Libre ferait partie de l’extrême-droite !

 

Avant d’éplucher ces articles voyons quelle est la définition de l’extrême-droite, terme utilisé à tord et à travers par la classe politique française et la presse. La définition du « Larousse » nous dit:

  « Ensemble des mouvements qui se rattachent à l’idéologie contre-révolutionnaire et qui récusent aussi bien le libéralisme que le marxisme. (Considérant comme légitime l’emploi de la violence, ils réclament un régime fort. L’antiparlementarisme et l’anticommunisme sont les deux thèmes essentiels de l’extrême droite.) »

La définition de Wikipedia maintenant :

« Le terme extrême droite est employé pour désigner les individus, groupes, mouvements, organisations, partis, etc. les plus à droite sur l’échiquier politique.

L’extrême-droite est une famille politique hétérogène dont la définition fait débat, notamment en matière de recherche de ses « invariants ». Ainsi, ce terme peut qualifier diverses familles ou « sous-familles » politiques, et englober des fascistes (néo-fascistes) ou nazis (néo-nazis), des groupes traditionalistes ou intégristes, des attitudes racistes ou différencialistes, jusqu’à certains partis nationalistes ou populistes. »

L’Agence ferait donc partie de cette mouvance extrémiste !

L’Express sur l’Ultra-droite

Amalgames en tout genre

Commençons avec le site internet d’«Arrêt  sur image», dans l’article intitulé « Crimée : une présentatrice d’une chaîne russe critique l’occupation » ce média fait référence à Abby Martin, journaliste américaine travaillant sur la chaine d’État Russe, Russia Today, qui a l’habitude de traiter les sujets de manière détonante puisque assez peu en phase avec le point de vu des médias occidentaux. Les traductions d’Abby Martin sont souvent réalisées par nos soins car ses reportages et interviews sont souvent très intéressants et permettent de contrebalancer la propagande occidentale. «Arrêt sur image» écrit que les vidéos d’Abby Martin « sont reprises sur des sites d’extrême-droite » en mettant un lien vers notre page web ainsi qu‘un lien vers le site «Égalité et Réconciliation». Quelques minutes plus tard, «Arrêt sur image» supprime le lien vers notre site.

Dans ce fameux article, «Arrêt sur image» s’étonne qu’Abby Martin puisse avoir sa propre perception des choses quant à l’action militaire de la Russie en Ukraine, nous laissant croire que tout salarié de Russia Today serait ipso facto en phase avec la politique de Vladimir Poutine, sous-entendu Russia Today est une chaine d’État Russe donc une chaine dictatoriale. Si «Arrêt sur image» dit vrai alors Abby Martin sera remerciée dans les heures à venir. On ne va pas à l’encontre d’un terrible dictateur comme Poutine, n’est-ce pas ?

D’ailleurs une autre journaliste de Russia Today, Liz Wahl a démissionné en indiquant « ne pas pouvoir travailler pour une chaîne financée par le gouvernement russe qui couvre les agissements de Poutine». C’est tout à son honneur.

«Arrêt sur image» pratique la stratégie de l’amalgame, en mélangeant les mots dans une même phrase: « Russia Today », « Abby Martin », « Extrême-droite » et le tour est joué. Qu’en est-il du journaliste vedette américain Larry King qui est passé de CNN à Russia Today récemment, est-il lui aussi d’extrême-droite ou pro-Russe ?

En France, on attend toujours avec impatience qu’un journaliste vedette se positionne contre l’ingérence française au Mali, en Centrafrique ou dénonce le rôle de la France en Libye (en violation complète du droit international). Les derniers exemples où France 2 a pris des libertés sur la ligne éditoriale pro-occidentale, c’est au cours de deux reportages, un sur la Palestine et l’autre sur le Coca-Cola. Quelles ont été les conséquences du passage à heure de grande écoute de ces deux documentaires? Dans le cas du reportage sur la Palestine, reportage qui s’appelle « Un État palestinien est-il encore possible? », ce document « a entraîné au sein de la communauté juive une intense émotion et une stupéfaction écœurée (…) sans éviter les insinuations à la limite des théories conspirationnistes antisémites« , s’est ému le président du Crif, Richard Prasquier, dans une lettre ouverte à Rémy Pflimlin, président de France Télévisions de l’époque. Dans l’autre cas, le reportage intitulé « Coca-Cola, la formule secrète » diffusé sur France 2 a été très mal accueilli par la multinationale Coca-Cola qui a menacé purement et simplement de ne plus acheter d’espace publicitaire à France Télévision.

 La presse française est tenue à bout de bras par l’État

En terme d’extrême-droite, nos médias n’ont rien à envier de beaucoup d’autres, d’ailleurs «Arrêt sur image» en sait quelque chose puisque cette émission, qui était à l’origine diffusée sur France 5, a été stoppée sans explication en 2007 et son présentateur, Daniel Schneidermann, a été licencié pour faute grave. Nous ne sommes pas sur la même ligne que Jean Robin mais force est de constater que ses analyses sur le sujet sont judicieuses.

La presse française devrait plutôt avoir honte de son classement (37e) dans le dernier rapport de Reporter sans frontière sur la liberté de la presse en 2013 !

Rappelons également que la presse française privée a reçu des subventions colossales de la part de l’État français. L’Express, dont on va parler, a reçu pour sa part entre 2009 et 2011 en moyenne, 6 230 000 € par an. La presse reçoit de l’argent de notre poche pour nous taper dessus !

Le magasine l’Express qui a été créé et subventionné par les États-Unis pour faire contre poids au général de Gaulle, ce qu’explique très bien François Asselineau dans une de ses conférences (le passage sur le sujet commence à 1h54), a sorti un numéro sur l’Ultra-droite dans lequel le nom de l’Agence Info Libre apparaît, au milieu d’un tas d’autres noms qui nous sont inconnus d’ailleurs, dans un article intitulé « Le plan secret de l’ultra-droite ». Cette série d’articles extrêmement mal écrit est remplie d’amalgames : le FN, le GUD, Egalité et Réconciliation, Dieudonné, les identitaires, tout cela est mélangé et balancé à la face du lecteur qui aura bien du mal à comprendre où les auteurs veulent en venir ou encore à en tirer la moindre conclusion.

La vraie extrême-droite fricote avec les politiques français

L’Express est dirigé par Christophe Barbier, celui qui voudrait contrôler internet comme la Chine contrôle le sien. Si ce ne sont pas des méthodes d’extrême-droite, je me demande ce que c’est ?

Par contre, nos chers médias de masse parlent très peu de la visite de M.Liberman à Paris pour renconter Messieurs Fabius et Valls. M.Liberman, pour le coup, est véritablement un homme d’extrême droite, il avait déclaré par exemple en 2003 que des prisonniers palestiniens remis en liberté soient «transportés en autocar vers la mer Morte, pour y être noyés». Et quand François Hollande se rend en Israël pour rencontrer M. Netanyahu et faire la fête, on se garde bien de dire que le parti de Netanyahu, le Likoud, est un parti politique nationaliste.

Valls et Terry Cooper

Valls et Terry Cooper

 

Quant à M.Valls spécialiste de l’extrême-droite, il apparaît sur une photo datant de 1992. Publiée dans Death by Dior, un livre paru en mai 2013 en Angleterre, elle montre l’actuel ministre de l’intérieur Manuel Valls qui prend la pose, sourire aux lèvres, aux côtés de Terry Cooper, ancien néo-nazi et secrétaire de Colin Jordan, « figure représentative du mouvement national-socialiste de la Grande-Bretagne d’après-guerre». Cette info a été dénichée par Jean Robin. Rendons à César ce qui appartient à César.

 

 

 

Vous l’avez compris, l’Agence Info Libre réfute ces allégations d’appartenance à l’extrême-droite. Nous sommes une agence de presse indépendante et nous refusons toute étiquette, c’est peut-être cela qui dérange : les revues de presse qui picotent, les traductions qui font mal, les interviews choc. Nous mettons au défi n’importe qui de trouver un seul propos à connotation raciste, qui appelle à la violence, ou qui fasse allusion au fascisme sur notre site et dans nos vidéos… Nous continuerons d’aller interviewer des personnalités de tous bords. Petite remarque en passant: ce n’est pas parce que nous interviewons une personnalité que nous sommes d’accord avec ses propos, mais c’est la base du journalisme que de faire cela, n’est ce pas ? Nous faisons exactement ce que les médias de masse ne font plus. Tout simplement.

En conclusion, pour vous médias de masse préhistoriques, s’en est bientôt terminé. Vous ne tenez plus qu’à un fil : les subventions de l’Etat. Les ventes de journaux s’écroulent, les audiences des « grandes chaines » s’effritent, les revenues publicitaires avec, les radios semblent encore un peu s’en sortir mais tout ceci n’est qu’une question de temps. Vous allez disparaitre à jamais dans les oubliettes de l’histoire et les nouveaux médias citoyens comme le nôtre sont prêts à prendre votre place.

L’Agence Info Libre