Pour les gogos qui ont cru et qui croient encore que Bernie Sanders offrait une possibilité électorale de sortie du régime de domination du politique par l’establishment financier, voyez comment il soutient encore aujourd’hui la candidate hystérique du Council on Foreign Relations et cautionne la théorie du complot qui veut que les Russes aient influencé les élections présidentielles américaines*.
Bernie Sanders, comme Tsipras en Grèce (et comme Mélenchon en France?), sont des baudruches inventées pour désorienter le citoyen pas déniaisé et peu au fait de ce qu’est la politique menée par la grande bourgeoisie anglosaxonne et soutenue par les bourgeoisies et petites bourgeoisies nationales toutes amoureuses du confort et imprégnées des mêmes représentations mises en scène dans et par la société du spectacle. Quand on voit l’amour que les masses à la fois frustrées et prétentieuses portent aux joujoux ridicules inventés pour alimenter les profits – à ne pas interrompre – des multinationales du luxe!
Le petit bourgeois a ceci de très curieux qui est que, même lorsqu’il se dit d’extrême gauche, il ne fait que soutenir, en critiquant la Russie et en appelant au remplacement du régime Assad par des criminels extrémistes dits modérés, le programme de domination de l’OTAN sur l’Eurasie, avalisant ainsi la désinformation (fake news) et justifiant tous les complots réels qu’elle dissimule aux yeux du public. Des complots qui, officiellement, ne doivent pas exister mais qui sur le terrain ont déjà fait des millions de victimes même si l’on ne compte qu’à partir du tournant de ce siècle.
Déjà dénoncé avant les élections par Chris Hedges et Ralph Nader, Bernie Sanders montre cette fois, sans ambigüité, que c’est volontairement qu’il a cocufié ses fidèles militants en offrant leurs voix à l’hystérique Hillary Clinton. Il a démontré, en le faisant, que le capitalisme sait mettre à sa disposition des comédiens particulièrement efficaces pour faire croire au changement. Il fallait les voir, les masses propulsées aux promesses électorales, se mettre à bouffer du confetti en agitant des drapeaux dégoulinants de sang sous des fanfares assourdissantes pendant que des bottes en service commandé étouffaient les râles de ceux qu’on aplatissait parce qu’ils ont eu tort de naître sur de grandes nappes de pétrole ou sur de grandes poches de gaz!
Bernie Sanders doit être définitivement considéré pour ce qu’il est: un comédien, un joueur de flûte, un manipulateur, un politicien pervers, un fossoyeur de l’espoir politique assassiné par ses soins. Et il serait temps que les gogos et les bobos de tous les pays (qui sont souvent les mêmes) se réveillent et voient la carnavalesque sur-réalité que nous offrent les régimes dits démocratiques à commencer par celui des États-Unis.
Hey Mister Sanders! You’re part of the conspiracy!
Bruno Adrie
https://brunoadrie.wordpress.com/2018/03/05/bernie-sanders-ou-la-trahison-trahie-par-ses-tweets-par-bruno-adrie/